Les batailles entre les partis politiques sur le nombre exact d’électeurs sur les listes électorales ne se passent pas qu’en Afrique. Il y en a aussi qui pointent parfois la tête même en France, comme c’est le cas dans le Département d’Outre-mer de la Guadeloupe.
Plus précisément à Basse-Terre, chef de lieu de ce département français. Où, il y aurait environ 7 000 personnes en âge de voter alors que 9 500 personnes sont retrouvées inscrites sur les listes électorales. Au dernier recensement de 2016, la ville comptait 10 226 habitants. Entre temps, cette population a connu une baisse d’environ 2 %, ce qui donne aujourd’hui une population de 7 000 personnes en âge de voter et donc environ 2000 mineurs.
Togo : 6 nouveaux ambassadeurs reçus par Faure Gnassingbé ce mercredi
Mais alors, mathématiquement, d’où viennent le surplus de 2 000 personnes qui figurent sur les listes électorales ? Une opération frauduleuse d’enrôlement de personnes étrangères à la commune ? Plusieurs hypothèses sont évoquées pour expliquer cette bizarrerie d’inscriptions d’électeurs. Notamment une omission des services de la mairie qui n’aurait pas tout simplement rayer de ces listes, les noms des personnes décédées. Ce n’est pas le seul cas en Guadeloupe après la commune de Vieux-Habitants où 7 200 électeurs se sont inscrites sur les listes électorales alors qu’elle compte 5 000 habitants.

En attendant, et pour mettre tous les acteurs en confiance, des élus de la commune invitent l’Etat français, la justice ou l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) à procéder à des vérifications sur les listes électorales pour mettre au clair cette anomalie de nombre d’électeurs supposés, vivantes ou non. En attendant les élections municipales prévues pour le 15 mars 2020.