Isabel dos Santos : nouveau coup dur pour la fille de l’ex président de l’Angola

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La fille aînée de l’ex président angolais José Eduardo dos Santos, Isabel, soupçonnée de détournements de fonds publics vient de subir un nouveau revers judicaire. Par décision ce jeudi, la Chambre des entreprises de la cour d’appel d’Amsterdam a décidé de geler les actifs d’une société établie aux Pays-Bas qui est contrôlée par son époux et partenaire d’affaires, Sindika Dokolo.

L’entreprise Exem Energy BV détenue par le couple d’Isabel avait été utilisée pour acquérir des parts significatives du capital du groupe d’hydrocarbures portugais Galp à travers des montages financiers tortueux.

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Cette affaire avait été portée devant la juridiction par le couple contre l’Etat angolais, à travers la société pétrolière nationale, Sonangol, poumon de l’économie du pays, deuxième producteur d’or noir d’Afrique subsaharienne, et caisse noire du régime dos Santos (1979-2017). Isabel dos Santos s’en était servie pour constituer des joint-ventures et ainsi bénéficier d’argent public.

Accaparement de dividendes

Sonangol était devenue en 2006 l’un des partenaires du couple dans une société, Esperaza Holding BV, créée à Amsterdam un an plus tôt pour opérer une prise de participation dans le géant pétrolier portugais Galp. En décembre de cette même année, Sonangol vend étonnamment 40 % des parts d’Esperaza à Exem pour un montant fixé à 75 millions d’euros, dont 11 payables à la signature. Le reste étant converti en un prêt financé par la société publique angolaise.

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Une belle affaire pour Sindika Dokolo et Exem dont la participation dans Esperaza et Galp est aujourd’hui estimée à 465 millions d’euros. De son côté, Sonangol dit n’avoir toujours pas perçu l’argent que lui doit Exem et reproche un accaparement de dividendes générés par la participation dans Galp.

En octobre 2017, Sindika Dokolo assurait, par le biais de ses avocats, avoir « intégralement » remboursé le prêt, « intérêts compris », en octobre 2017, non pas en euros mais en kwanza, la monnaie angolaise. L’homme d’affaires argue d’un « accord écrit et validé par le PDG de Sonangol » qui n’était autre que son épouse, Isabel dos Santos. Elle sera limogée le mois suivant pour sa gestion douteuse et très contestée par le nouveau président angolais élu.

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Pour son successeur à la tête de l’entreprise, l’accord en question n’a pas de valeur juridique d’autant qu’il fut signé dans le contexte de fin de règne du clan dos Santos particulièrement ciblé par la lutte anticorruption entamée par le président Joao Lourenço dès son arrivée au pouvoir en septembre 2017. Sonangol exige donc aujourd’hui encore le paiement des dividendes en euros.

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Placement sous séquestre d’actions

Dans le cadre de la procédure pénale, les parts d’Esperaza détenues par Exem ont d’abord été saisies le 26 août. A l’issue du jugement, la cour d’appel d’Amsterdam a décidé le placement sous séquestre de ces actions transférées à « un directeur qu’elle désignera ». La justice néerlandaise a également décidé de nommer un administrateur pour remplacer le Portugais Mario da Silva, conseiller financier et prête-nom du couple, qui représentait Exem au conseil d’administration d’Esperaza.

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