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Le nouvel an malgache célébré ce samedi 19 septembre

À Antananarivo, ce samedi 19 septembre, le nouvel an malgache commun a été célébré. À cause de la pandémie de la Covid-19, la célébration s’est faite en miniature. Différents acteurs de Madagascar se sont rassemblés pour participer à cette coutume qui marque l’équinoxe de printemps sur la colline dite de Dieu.

« Toutes les célébrations à Madagascar s’organisent en fonction de la position de la lune. Aujourd’hui, on est dans ce qu’on appelle le “tsinambolana“, la montée de la lune, donc c’est à cette période que l’on célèbre le Nouvel An malgache commun. C’est une journée très importante pour Madagascar. Cela représente l’unité du pays et en tant que chefs coutumiers, monarques, nous sommes garants de cette tradition et de cette unité », détaille Angelina Ralaitsizafy Andrianamelavahoaka, la Princesse de la région Vakinankaratra, dans le centre de l’île.

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Des sacrifices ont été faits pour honorer Zanahary, le dieu prié avant l’arrivée du christianisme et encore aujourd’hui. Zakariasy Patrick, est l’un des Tangalamena, chef de lignage des Betsimisaraka, ethnie de la côte est du pays :

« Nous avons tué le zébu à la tête claire pour demander la bénédiction au Dieu créateur (Zanahary) et à nos ancêtres… Pour que l’année soit productive, sans cyclone et sans maladie, et surtout pour que le coronavirus soit éradiqué de notre terre. Nous leur avons aussi demandé qu’il n’y ait plus de querelle, en particulier au niveau politique, parce que cela freine le développement de Madagascar. Mais qu’il y ait des problèmes ou non, le devoir des notables et des chefs traditionnels, c’est de demander cette bénédiction quand le printemps arrive. Ici, il y a l’autorité de l’État et l’autorité traditionnelle et ces deux autorités cohabitent. »

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Parmi les notables, Jean-Eric Rakotoarisoa, président de la Haute Cour Constitutionnelle et l’un des Raiamandreny ou sages, gardiens de la tradition malgache et de l’Imerina, région des hauts plateaux centraux de Madagascar a pris part aux cérémonies. Pour lui, il s’agit d’un retour à la sacralité de Madagascar, le renforcement de l’unité de l’ensemble des populations de Madagascar. 


Ad Nunyalab


Ad Nunyalab

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