Ligue 1 / Saïd Ennjimi : son conseil incertain aux arbitres pour échanger facilement avec Neymar

Dans un match de football, la partie la plus difficile pour un arbitre n’est pas de détecter des fautes et donner des coups de sifflets. La difficulté est de comprendre les joueurs, et pas n’importe lesquels, les meilleurs et qui quelquefois sont exigeants. Et comme sur un terrain il y a plusieurs nationalités, comprendre plusieurs langues serait un atout.

Retraité des terrains depuis 2017, Saïd Ennjimi reste très implanté dans le milieu du football puisqu’il est président de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine depuis quatre ans. L’ancien arbitre demeure très attentif à l’actualité des mondes amateur et pro ainsi qu’aux performances de ses pairs. Dans une interview à Ouest-France, il détaille la difficulté de la tâche des directeurs de jeu avec les joueurs. Celle-ci varie selon le pedigree des équipes. Selon lui, la nervosité est souvent inhérente au niveau de jeu d’un match. “Vous savez pourquoi les joueurs s’énervent ? Parce qu’ils sont en difficulté technique ou physique”, situe-t-il.

« Sur le terrain, il faut faire énormément de psychologie. Quand un arbitre est trop pointilleux ou trop laxiste, il fait monter les joueurs dans les tours très rapidement. Si des joueurs du calibre de Messi, Ronaldo ou Benzema prennent des coups et se font légèrement bousculer, ce n’est pas très grave car ils ont l’habitude de jouer donc on intervient moins. (…) Les joueurs de football d’un gros calibre ne s’énervent pas. Pour pouvoir faire carrière dans ce milieu, il faut absolument que les arbitres aient cette réflexion en tête. Ce n’est pas de l’arbitrage, c’est de la gestion. On peut siffler un coup franc à droite, à gauche mais le sujet, c’est plus de gérer le match. Des joueurs comme Neymar ou Marco Verratti, ça se gère », a-t-il déclaré.

Détendre un peu l’atmosphère

Sans surprise, la communication est l’un des aspects les plus importants pour maintenir un lien avec les joueurs, comme les deux stars du PSG précédemment citées. « Ça ne mange pas de pain d’apprendre quelques mots de Brésilien ou d’italien pour essayer de détendre un peu l’atmosphère et de ramener le joueur au jeu. Ça fait aussi partie du boulot de l’arbitre », a-t-il expliqué.

Et de conclure : « Moi, j’ai vraiment appris mon métier dans les dernières années, ajoute-t-il encore. Parfois lors de mes premières années en Ligue 1, je ne comprenais pas l’injustice de certains joueurs qui me critiquaient alors que je savais que j’avais raison puis après j’ai compris que c’était aussi une gestion globale, de la première à la 90e minute »

Avec RMCsport

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