Bertille Bayart, auteure de “Le piège, enquête sur la chute de Carlos Ghosn” était invitée sur le plateau de 12H, l’Heure H. Si la journaliste rejette l’idée d’une “machination” contre l’ancien patron de Renault, elle souligne néanmoins les zones d’ombre de l’affaire.


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Un piège. Carlos Ghosn, toujours en liberté surveillée au Japon, serait tombé dans un piège dans l’affaire qui le concerne. “Entendons-nous bien sur le mot ‘piège’, ce n’est pas une machination” tempère la journaliste Bertille Bayart, auteure avec son confrère du Figaro Emmanuel Egloff de “Le piège, enquête sur la chute de Carlos Ghosn” (Kero), invitée sur le plateau de 12H, l’Heure H. “C’est-à-dire que ça n’a pas été une affaire totalement fabriquée. Au départ, on a des comportements de Carlos Ghosn qui sont certainement répréhensibles du point de vue de Nissan et qui auraient certainement justifié, dans une entreprise classique que, à un moment ou à un autre, Carlos Ghosn soit débarqué par son conseil d’administration. Si le conseil d’administration de Nissan avait fonctionné correctement…”

Et de poursuivre: “Il y a, objectivement, une confusion des genres entre le public et le privé, entre Carlos Ghosn et ses entreprises, qui est manifeste. Et on a eu une forme de dérive, au fur et à mesure des années. Cela fait vingt ans de mandat chez Nissan, ce qui est souvent l’occasion de dérives, surtout dans les entreprises où les structures de contrôle ne fonctionnent pas bien” souligne la journaliste du Figaro. “Ensuite, il y a évidemment les dossiers les plus troublants, s’ils sont avérés, qui, là, s’apparentent à de (…) l’enrichissement personnel. Il faudra voir ce que la justice japonaise trouve effectivement sur ce plan, qui n’était pas mis au jour au moment où Carlos Ghosn a été arrêté.”

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“Le sort de Carlos Ghosn n’est pas le seul enjeu”

Pour autant, tout n’est pas si évident et l’affaire ressemble furieusement à un piège “car il y a une opération méthodique qui a été organisée pour sortir Carlos Ghosn de chez Nissan à l’époque” indique Bertille Bayart. “C’est tout à fait évident : la façon dont l’enquête a été menée à l’intérieur de Nissan et la façon dont ça se produit le 19 novembre, quand il est arrêté, révèle quelque de très organisé de très méthodique.”

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Avec un jeu de pouvoir déclenché par Nissan ? “Le sort de Carlos Ghosn n’est pas le seul enjeu qui a motivé cette affaire. Et on a un enjeu de pouvoir au sein de l’alliance Renault-Nissan qui est très clair” assure-t-elle. “Nissan, devenu beaucoup plus gros que Renault, ne peut pas être considéré comme une ‘filiale’ de Renault.”

Avec Bfmtv