Portrait de la future Première Dame des Etats-Unis.
« Je suis le mari de Jill Biden. » C’est par ces mots que Joe Biden s’est parfois présenté dans ses meetings ces derniers mois. Preuve s’il en fallait de l’importance que le démocrate, donné ce samedi 7 novembre 2020 vainqueur de la course à la Maison Blanche grâce à sa victoire en Pennsylvanie, accorde à son épouse. Une enseignante de 69 ans, bien décidée à marquer de son empreinte le statut de First lady.
Un statut qu’elle ne doit pas seulement à l’élection de son époux, tant elle s’est investie dans la campagne. Jill Biden a en effet multiplié les visites dans les Etats-clés, dont certains ont basculé dans le camp démocrate. Son discours ? Un appel aux Américains, « démocrate et républicain, rural et urbain » à se rassembler pour dépasser les clivages politiques, battre la pandémie et la crise économique. Mais surtout, une tentative de s’éloigner des provocations de Donald Trump : « Nous ne sommes pas d’accord sur tout, ce n’est pas nécessaire, on peut toujours s’aimer et se respecter ».
« Elle m’a redonné la vie »
N’hésitant pas à montrer les muscles quand une protestataire s’approche de son époux lors d’un meeting, Jill Biden sait aussi montrer une image plus intime de Joe Biden, dont la vie a été frappée par des « tragédies inimaginables ». Jill Biden a notamment raconté comment en 2015, l’ancien vice-président de Barack Obama avait trouvé la force de reprendre ses activités à la Maison Blanche quelques jours seulement après la mort de son fils Beau, décédé d’un cancer du cerveau. « Il a appris à guérir une famille, et de la même façon on guérit un pays : avec amour, compréhension, des petits gestes de gentillesse, du courage et un espoir inébranlable ».
