L’ère d’une croissance stable de la demande de pétrole, selon British Petroleum (BP), a touché à sa fin.
Dans un rapport sur les Perspectives énergétiques publié ce lundi 14 septembre, le géant pétrogazier a indiqué que la reprise n’est pas envisagée au cours des 30 prochaines années.
Parmi les trois scénarios envisagés par BP explorant différentes voies de développement du système énergétique mondial jusqu’en 2050 et sa transition à des combustibles plus écologiques, le premier sous-entend le maintien des tendances actuelles sans changements importants ; la consommation de pétrole diminuera de 10 % d’ici à 2050.

Il est dit de transition rapide. Ce scénario propose une série de mesures politiques qui augmentent d’une manière significative les coûts des émissions de gaz à effet de serre pour les producteurs ; cela fera baisser la demande de pétrole de 55 % d’ici à 2050.
En plus d’un changement de consommation, rapporte Sputnik, le scénario Net Zeor prévoit quant à lui non seulement un durcissement de la politique en matière de climat. Les émissions de carbone chuteront de 95 % et la consommation de pétrole de 80 %, selon les prévisions des experts.
Le scénario de maintien du statu quo (Business-as-usual Scenario BAU) prévoit le retour de la demande au cours de ces prochaines années contrairement aux deux autres qui estiment qu’elle ne reviendra plus jamais au niveau d’avant la pandémie. Il suppose que les politiques gouvernementales, les technologies et les préférences sociales continuent d’évoluer à la manière et à la vitesse observées dans un passé récent.