Critiqué par l’opposition depuis des mois, l’annonce de Jean Castex de reconfiner le pays et de fermer les commerces dits « non essentiels » n’a rien arrangé à la grogne déjà présente. Invité sur le plateau du journal de 20 heures de TF1 le dimanche 1er novembre, les téléspectateurs ont davantage retenu son doigt d’honneur érigé face à Anne-Claire Coudray plutôt que le fond de son discours.
Selon un membre du gouvernement, ce geste aurait, de manière inconsciente, traduit le ras-le-bol du Premier ministre : « Il est tellement agacé par les polémiques sur la gestion de la crise et les commentaires de l’opposition que ça voulait dire inconsciemment à tous ceux qui le critiquent d’aller se faire voir », a-t-il estimé, le jeudi 5 novembre, dans Le Parisien. Las des attaques, qui ne viennent d’ailleurs pas que de l’opposition, Jean Castex a heureusement pu compter sur le soutien d’Emmanuel Macron.
D’après nos confrères, le président de la République a récemment fait passer pour consigne de faire des « commentaires positifs auprès des journalistes » sur le nouveau chef du gouvernement. En tant que chef de l’État, et alors que Jean Castex est régulièrement envoyé au front, Emmanuel Macron a bien compris que son Premier ministre était en première ligne durant cette crise sanitaire et que ce rôle était parfois lourd à porter. « Il essuie les feux nourris et croisés de ceux qui sont en colère, sans parfois même savoir pourquoi », a observé le député LREM Roland Lescure dans les colonnes du Parisien.
