Ils ont réalisé des bénéfices énormes lors du trimestre écoulé.
La pandémie a dopé l’activité des GAFA. Pour preuve, Amazon, le leader du commerce en ligne, a vu en un an ses revenus exploser de 37% pour atteindre 96 milliards de dollars au troisième trimestre.
Idem pour les deux géants de la publicité numérique Facebook et Google. Ce dernier a engrangé un chiffre d’affaires d’un peu plus de 46 milliards de dollars, soit une hausse de 14%, pour un bénéfice de plus de 11 milliards sur un an.
Quant à Facebook, qui détient également, Instagram, Messenger et WhatsApp, le groupe dégage un bénéfice net de près de 8 milliards de dollars et ce malgré le boycott cet été de plus de 400 annonceurs en désaccord avec la modération des contenus sur ses réseaux sociaux.
Seul Apple est en recul. Sur un an, son chiffre d’affaires n’a augmenté que de 1% en raison d’une baisse de 20% de ses ventes d’iPhones, et d’un effondrement de ses ventes sur le marché chinois.
Au cœur des critiques
Les bons résultats des GAFA montrent qu’ils sont peu sensibles aux critiques des politiques. Mais le vent pourrait tourner. Les quatre sociétés affrontent des enjeux de taille. Toutes sont accusées par les autorités de la concurrence d’abus de position dominante sur leurs marchés respectifs, des réseaux sociaux aux plateformes de vente en ligne.
